Après le Virage Pinot, le Tour de France a trouvé sa Chicane de la Lose

Tour de France 2026

Pendant plus de 120 ans, le Tour de France a traversé des milliers de communes. Certaines accueillent un départ, d’autres une arrivée. D’autres encore deviennent le théâtre d’ascensions mythiques ou de sprints mémorables.

Et puis, il y a toutes les autres.

Ces centaines de communes que le peloton ne fait que frôler, parfois sur quelques dizaines de mètres, sans que personne n’y prête vraiment attention.

Cette année, Coulanges-lès-Nevers a décidé de rendre hommage à ces grandes oubliées de la Grande Boucle en devenant la toute première Ville Frôlée par le Tour.

Si le Tour ne vient pas à nous…

Puisque le peloton ne traversait pas les rues de Coulanges, les habitants ont décidé d’aller à sa rencontre.

Le rendez-vous était fixé à la frontière entre Coulanges-lès-Nevers, Saint-Martin-d’Heuille et Urzy, à l’unique endroit où le Tour pénétrait sur le territoire communal… Un détail qui aurait pu passer totalement inaperçu. Mais à Coulanges, il était hors de question de laisser filer cette occasion.

Bienvenue à la Chicane de la Lose

Trois ans après le désormais célèbre Virage Pinot, le Tour de France vient peut-être de se trouver un nouveau lieu culte.

Imaginée par la Ville de Coulanges-lès-Nevers, la Chicane de la Lose a transformé ce minuscule tronçon de route en véritable fête populaire. Pancartes, ambiance, animations, supporters et bonne humeur étaient au rendez-vous pour célébrer avec humour ces quelques secondes de passage.

L’événement était placé sous le patronage de la Fédération Française de la Lose (FFL), dont le concept correspondait parfaitement à cette célébration décalée des « presque » moments de gloire.

La FFL valide officiellement le concept

Le plus beau clin d’œil est arrivé lorsque la Fédération Française de la Lose s’est elle-même déplacée.

Séduits par l’idée, Antoine Declercq, cofondateur de la FFL, et plusieurs membres de la fédération se sont arrêtés à Coulanges pour assister au passage du Tour et animer la Chicane de la Lose aux côtés des quelque 1 500 Nivernais réunis pour l’occasion.

Amusé par le concept, Antoine Declercq confiait :

« Je connaissais les villes « départ » et « arrivée », mais pas les villes « frôlées ». »

À l’issue de cette journée, la FFL a officiellement adoubé la Chicane de la Lose, saluant un événement totalement fidèle à son esprit.

Ému par l’accueil du public, Antoine Declercq ajoutait :

« Pour fêter ce bref passage chez eux (150 mètres), ils ont réussi à faire ce magnifique événement exceptionnel. »

Reportage Le Journal du Centre – Simon Dubos

Reportage France TV – Sophie Hemar et Remy Chidaine

Quelques secondes… qui resteront longtemps

Le passage des coureurs n’a duré que quelques instants. Même ralenti par la chicane, le peloton est passé en un éclair.

Mais ce n’était finalement pas l’essentiel.

Pendant une journée, un simple morceau de route est devenu un lieu de rassemblement, de fête et d’autodérision. 

Dans la Presse

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